TRI-NATIONS : les Springboks veulent leur revanche

Après un premier match à sens unique en ouverture du TRI NATIONS à Auckland, les deux équipes se retrouvent à nouveau dès samedi à Wellington pour une revanche qui s’annonce palpitante.

Les All-Blacks ont frappé un grand coup samedi dernier à l’Eden Park d’Auckland. Non seulement ils ont largement dominé leurs adversaires, mais ils ont aussi proposé une tactique de jeu extrêmement efficace, consistant à posséder un maximum le ballon pour pouvoir imprimer un rythme infernal à la rencontre. La partition fût exécutée à la perfection, ce que n’a pas manqué de souligner la presse néo-zélandaise tout au long de la semaine. Plusieurs journaux osaient même parler de révolution tactique dans leur édition du 14 juillet (sic) ! Leur objectif pour ce second match sera d’enfoncer le clou pour d’ores et déjà se positionner pour la victoire finale dans ces Tri-Nations mais aussi et surtout de valider les options tactiques mises en place depuis plusieurs mois et qui semblent commencer à payer. L’équipe a été naturellement reconduite par le staff de Graham Henry, à l’exception de deux blessés, Joe Rokocoko et Jimmy Cowan, qui seront remplacés respectivement par Rene Ranger et Piri Weepu.

On reste cependant prudent dans l’encadrement des Blacks. On sait à quel point une équipe piquée dans son orgueil peut être dangereuse. Car pour les Springboks, l’enjeu sera simple : laver l’affront de la déroute de l’Eden Park, rebaptisé « Hell Park » (Le parc de l’enfer NDRL) par les supporteurs Sud-Africains à la fin du match samedi soir. Ils ont pour cela de solides arguments, qui comme le souligne leur capitaine John Smit, n’ont pas disparu en l’espace de 80 minutes. Peter de Villiers fera d’ailleurs confiance aux mêmes joueurs pour ce second match en une semaine. Il a cependant dû remplacer Janie Du Plessis, blessé au mollet, par CJ Van der Linde et Bakkies Botha, suspendu 9 semaines pour un mauvais geste, par Danie Rossouw.

En retrouvant leur solidité défensive et une puissance physique qui ont fait leur force depuis deux ans, les Sud-Africains devraient être en mesure de montrer un tout autre visage et contrecarrer sérieusement les desseins néo-zélandais. La bataille promet de toute façon d’être magnifique entre ces deux formations, seules aujourd’hui capables de pratiquer le rugby à une telle vitesse et avec un tel niveau d’engagement. Presque une évidence quand on sait que les deux sélectionneurs peuvent s’appuyer sur les meilleurs joueurs du monde à l’heure actuelle. Il suffit de jeter un coup d’œil aux deux compositions d’équipes pour en être convaincu.

Le XV de la Nouvelle-Zélande : Muliaina - Jane, Smith, Nonu, Ranger - (o) Carter, (m) Weepu - McCaw (cap), Read, Kaino - Donnelly, Thorn - Franks, Mealamu, Woodcock.
Remplaçants: Flynn, Franks, Whitelock, Messam, Cowan, Cruden, Dagg.

Le XV de l’Afrique du Sud : Kirchner - De Villiers, Fourie, Oliver, Habana - (o) Steyn, (m) Januarie - Spies, Louw, Burger - Matfield, Rossouw - Van der Linde, Smit, Steenkamp.
Remplaçants
: Ralepelle, BJ Botha, Bekker, Kankowski, Pienaar, James, Aplon.

Yan Birre, correspondant à Auckland (NZ) pour Club XV