MONTPELLIER d’un souffle face au RACING

La venue du Métro Racing s’annonçait tendue côté Montpellier qui, après les résultats de l’après-midi, avaient glissé à la 12ème place du Top 14, à peine un petit point devant Montauban, désormais premier reléguable.

Profitant de l’appui du vent, les Racingmen investissaient le camp Héraultais et Wisniewski concrétisait la domination des siens à sa deuxième tentative de drop (0-3, 6ème). La réaction Montpelliéraine ne se faisait néanmoins pas attendre et après plusieurs actions dangereuses proches de la ligne, Todeschini remettait les deux formations à égalité d’un maître coup de pied en coin (3-3, 10ème).

Les deux équipes se livraient et Saubade pour le Racing (12ème) puis Thiéry pour Montpellier sur un contre (13ème) marquaient même un essai que l’arbitrage vidéo annihilait on ne peut plus logiquement. Au lieu de libérer le jeu, ces deux actions cassèrent en fait  la dynamique naissante de ce match. Au jeu de l’occupation du terrain, c’est d’abord les locaux qui prenaient le dessus par Todeschini (6-3, 17ème) mais le Racing mettait la main sur le ballon, Vallée le Montpelliérain terminait au frigo pour un placage dangereux (31ème) et ce sont bien les Parisiens qui rentraient aux vestiaires pour les citrons (6-9, 35ème)

Bras de fer tactique puis le feu au stade

En tête au score, les Parisiens à la sauce Berbizier sont toujours très difficiles à jouer et les Héraultais en faisaient d’abord l’amère expérience même si c’est la soudaine panne de Todeschini dans l’exercice des pénalités qui empêchait Montpellier de prendre l’avantage. Finalement, l’artificier Argentin retrouvait la mire (9-9, 59ème). Ce à quoi les Racingmen répondaient du tac au tac de la part d’un maître drop de leur Champion du Monde Sud-Africain François Steyn (9-12, 61ème).

Les Parisiens donnaient alors l’impression de maîtriser la rencontre tactiquement en laissant les Montpéliiérains monopoliser le jeu pour peu de bénéfice. Mais le Racing commettait trop de fautes et le talonneur Festuccia était prié de partir se reposer dix minutes par l’arbitre (63ème). Tout cela se passait peu avant que ce match devienne fou…..

Récupérant un ballon dans ses 22 mètres, Fillol trouvait une brèche dans le premier rideau Montpelliérain avant de ralentir sa course pour ne pas s’isoler de son soutien. Bien vu, car arrivé à l’entrée du camp local sans avoir été plaqué ni même gêné, il trouvait à hauteur Bobo qui faisait admirer sa pointe de vitesse au nez et à la barbe de défenseurs Montpelliérains trop statiques pour ce Fidgien trop ailé….( 12-19, 69ème).

Mais les Héraultais ont des ressources et après avoir remonté 14 points face au Stade Français il y a quelques semaines, ils étaient sur le point de remettre le couvert. Sous la houlette d’un Trinh Duc aussi inspiré à la main que pathétique au pied, ils remettaient la pression dans les 5 mètres Parisiens et Van Staaden s’écroulait sous les poteaux (19-19, 72ème).

Le nul n’avait rien d’illogique à ce stade de la rencontre mais la rage de vaincre des Montpéliiérains allait avoir raison de la pseudo-maîtrise Parisienne. Les racingmen multipliaient les fautes, à bout de souffle et de ressources finalement et Todeschini (6 sur 9 au final) enquillait une pénalité sanctionnant un énième jeu au sol des 22 mètres en moyenne position. (22-19, 80ème et score final).

La sirène retentissait quelques secondes plus tard, Montpellier pouvait souffler et même lâcher quelques larmes à l’instar d’Adrien Thomas, son demi de mêlée alors que les Parisiens, hasard du calendrier, pouvaient mettre le cap sur Montauban après une défaite « casquette » à Yves-du-Manoir comme leurs « cousins » du Stade Français. Pas sûr que la tandem Berbizier-Mannix ait apprécié la mascarade des dix dernières minutes de leurs ouailles célébrant un peu trop et un peu trop tôt tout court après l’essai de filou de Bobo. Rattrapage attendu dans le Tarn-et-Garonne dès vendredi alors que Montpellier mettra le cap sur les Sept Deniers pour rencontrer des Toulousains revigorés par leur performance au Stade de France .

Bernard Delample, CLUB XV