| 6 Nations Ecosse- France : Bastareaud homme du match ? |
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Lors d’Écosse-France, Mathieu Bastareaud a été élu homme du match, sur France 2. Les médias se sont empressés d’encenser le parisien, fort de ses deux essais. Mais hormis cela, sa prestation méritait-t-elle le trophée du talent d’or, décerné par la Société Générale ?
Point de grande injustice bien sûr, pour des broutilles de la sorte, penserez-vous. Cela dit, il faut peut-être ouvrir les yeux à certains néophytes du monde rugbystique. Car avec ceux qui votent pour France 2, on ne doit pas voir le même match. Revenons-en à la prestation du dit Bastareaud. Deux essais, soit. Le premier, bon, il fallait se trouver là . Belle sautée de Trinh-Duc, pour le 13 français, qui à 5 mètres de la ligne, n’a pas fait le plus gros effort de sa carrière. Sur le second, passe remarquable de Jauzion pour Trinh-Duc, qui sert Harinordoquy. Le basque fixe l’ailier écossais Tom Evans et décale Bastareaud. Le centre français se retrouve lancé et accélère, et se retrouve à la lutte avec…le troisième ligne Kelly Brown. Il profite du geste d’Harinordoquy qui une fois au contact avec Evans, bloque l’écossais pour l’empêcher de revenir. Poitrenaud lui, sert de leurre sur la gauche de Bastareaud, qui peut prendre l’intervalle et aplatir. Alors voilà par quoi, le parisien signe son retour. Deux essais, qui sont plus là pour effacer la vraie-fausse agression de Wellington, que pour marquer l’histoire du french-flair à tout jamais. De quoi véritablement le désigner homme du match ? À son compteur, deux en-avant aux abords des 22 mètres, qui ont annihilé deux actions susceptibles d’aboutir. On nous vantera sa passe sur un pas, qui à y regarder de plus près, était en-avant. Ne croyez pas qu’il y a dans tout cela une quelconque antipathie pour Bastareaud, ni une jalousie mal placée, et encore moins un anti-parisianisme à son égard, car « l’anti » est chose introuvable dans le monde de l’ovalie. Bien au contraire. Il faut juste remettre les choses en place. Summum de la contradiction, on porte aux nues le pack français, et c’est un centre qui est élu homme du match. Forcément, les travailleurs de l’ombre, pour les voir, il faut regarder au bon endroit. Et ne pas attendre forcément du rugby des courses haletantes, et des charges estampillées de l’arnaque médiatico-rugbystique Chabal, justes bonnes à faire hurler. Fabien Galthié l’a dit, que Domingo le méritait, ce titre d’homme du match. La mêlée écossaise n’a pas tenu la mer, et sa première ligne a décollé pour tutoyer les cieux, pareil à une…cathédrale. Le pilier droit écossais a vécu un match abominable, sous la pression du corrézien. Pas qu’en mêlée, il fut aussi précieux dans le jeu d’attaque, dans les points de fixation, pour faire avancer ses partenaires, mais aussi pour empêcher les adversaires d’avancer. Et que dire d’Imanol, le grand basque. Certes, il coûta trois points, quoi que sévères. Mais quelle tenue en touche, et dans l’art du surnombre. Omniprésent le colosse né à …Bayonne. Au four et au moulin, il aida le pack tricolore à assurer sa conquête et ses lancements de jeu. Chaque pas fut une progression. Et maintenant, vivement l’Irlande, car quoi qu’il arrive, l’homme du match, sera sans aucun doute, le jeu lui-même… Alexandre Chazeau, CLUB XV |







